Excellent départ pour le FESTIVAL DU NOUVEAU CINÉMA avec « THE GOOD LIE »

Une chose sur laquelle la 43ième Édition du Festival du Nouveau Cinéma ne ment pas en ce moment est sur son excellente programmation. Une quantité énorme de films aussi différents les uns les autres et offrant un petit quelque chose pour tous les goûts. Ce que nous n’avions pas tant envisagé en voyant la programmation, c’est certainement le calibre que certaines productions offraient aux cinéphiles. Le tout commence très bien, et Mercredi soir dernier, « The Good Lie » de Philippe Falardeau (Monsieur Lazhar) en a ému plus d’un.

THE GOOD LIE

Titre: The Good Lie
Réalisateur: Philippe Falardeau
Producteurs: Ron Howard, Brian Grazer
Scénario: Margaret Nagle
Distribution: Reese Witherspoon, Corey Stoll, Sarah Baker
Durée: 110 minutes

Inspirée de faits réels, « The Good Lie » (Le Bon Mensonge) raconte l’histoire incroyable de quatre orphelins, rescapés d’une attaque de leur village au Soudan. Ils parcourent plus de 1000 kilomètres à pieds pour rejoindre un camp de réfugiés des Nations Unies et survivre ainsi aux guerres qui sévissent dans ces régions d’Afrique à la fin des années 1980 et au début des années 1990. 10 ans plus tard, devenus adolescents, ils gagnent le droit d’immigrer aux États-Unis à la suite d’un tirage au sort. Commence pour eux une nouvelle aventure, extraordinaire, dans un monde inconnu et surprenant, marquée par la rencontre d’une femme exceptionnelle (Reese Witherspoon) qui les aidera à retrouver un sens à la vie.

Là où le réalisateur parvient à émouvoir l’audience avec ce récit authentique sur le courage, la fraternité, la confiance, et l’humanité, c’est dans le choix d’avoir travailler avec de vrais rescapés de ces tragédies de guerre en Afrique. Ces enfants qu’on surnommera les « The Lost Boys Of Sudan » (Le garçons perdus du Soudan), au nombre de quatre en tant qu’acteurs principaux dans le film, interprètent ici pratiquement leur propre rôle, et racontent, par la même occasion, leur histoire. Jamais la réalisation de Falardeau ou le jeu des acteurs (Pas vraiment acteurs), ou ceux de Reese Witherspoon et des acteurs de soutien semble désuet ou cucul. Jamais on ne regarde derrière l’épaule pour demander au spectateur si il comprend bien la détresse ici affichée devant nos yeux. Aucune victimisation tellement les personnages sont toujours conscients du bonheur et de la chance qui s’amène devant eux, malgré les horreurs qu’ils auront vécu.

Déjà l’ouverture du film en Afrique nous propose une demi-heure de tension alors que le groupe tente de quitter les zones de guerre pour trouver refuge, et la direction photo et les plans de caméra sont efficace, travaillent de pairs et nous permettent, un peu, de se mettre à la place du groupe.

Le sens du titre du film est totalement mis à l’avant à mesure qu’on avance dans leur histoire d’adaptation en Amérique. Que ce soit pour l’humour léger ici et là montrant les différences entre deux nations aux antipodes, ou avec des situations parfois drôles (Premier contact avec McDonald’s, utilisation du téléphone), Falardeau nous fait comprendre qu’à travers cette tentative d’alléger un message lourd, il y a ici une forte volonté de survie et de réalisation de soi.

Trois frères et une sœur qui sauront vous montrer les vraies valeurs, vous faire rire, vous faire pleurer, et même nous faire peur, alors qu’on apprendra vite la notion d’un bon mensonge, celui qui sert à sauver, à faire le bien.

Après une telle ouverture du festival, la 43ième édition vous invite tous les jours à vous procurer des billets dans le but de découvrir ou tout simplement d’apprécier de nouveaux genres, de nouvelles œuvres. La première fin de semaine vous propose plusieurs réalisations sortant de toutes les catégories offertes par le festival cette année. N’hésitez pas à oser et à essayer, visitez le www.nouveaucinema.ca/#/2014 et vivez les émotions du septième art à travers le monde.