FANTASIA 2015: « KUNG FU KILLER » est un exercise de genre piraté !

Kung fu

TITRE: Kung Fu Killer (Action/Thriller – 2014)
Réalisateur: Teddy Chan (Bodyguards and Assassins, 2011)
Scénario: Teddy Chan, Ho Leung et Tin Shu Mak
Interprètes: Donnie Yen (Wu Xia – 2011, Ip Man – 2008), Baoqiang Wang (A Touch Of Sin – 2013), Charlie Yeung (Bangkok Dangerous – 2008, Seven Swords, Fallen Angels- 1995)

Un exercise de genre piraté:

Donnie Yen est Hahou Mo, instructeur d’arts martiaux pour la police qui est en prison pour avoir accidentellement tué quelqu’un. Il sort temporairement pour aider la détective Luk Yuen-Sum( Yeung) à mettre la main sur Fung Yu Sau(rafraichissant Baoqiang Wang) un psychopathe expert en plusieurs formes de combat qui s’est donné comme défi d’éliminer d’autres maitres dans des duels à morts.

Ces maitres sont incarnés par une poignée de grands seconds rôles du cinéma kung fu des dernières années dont Louis Fan (Ip Man 1 et 2) et Kang Yu (Wu Xia)

Les combats sont furieux à souhaits. Celui que je retiendrai longtemps, se passe sous un viaduc en pleine nuit. Un camionneur (Bruce Law, le plus grand cascadeur de Hong Kong) échappe sa cargaison de bâtons de bambou en voulant éviter Hahou Mo et Fung Yu Sau qui sauteront sur l’occasion d’élever d’un cran l’affrontement final. Un moment drôle et brutal à la fois, trait caractéristique du cinéma Hong-Kongais.

Dédié officiellement à plusieurs légendes du cinéma de Hong Kong devant et derrière la caméra (Jackie Chan, Liu Chia Liang, Kirk Wong et Raymond Chow entres autres), « Kung Fu Killer » n’est malheureusement qu’un exercice de genre influencé par « The Raid » (Gareth Evans 2011) et sa suite.

C’est dur de s’investir dans l’histoire proposée par Teddy Chan quand elle n’est que le faire valoir des scènes de combat.

Si Chan avait mis autant d’énergie dans la mise en scène et son scénario que dans les chorégraphies, son film aurait été à la hauteur des gens à qui il est consacré. C’est comme si le directeur des scènes de combat, dans ce cas-ci, Donnie Yen, avait fait ombrage au réalisateur sur le plateau.

C’est dommage parce qu’avec « Bodyguards and Assassins » Teddy Chan avait démontré les capacités nécessaires pour mener son navire à bon port. Ici, on peut avoir l’impression qu’il s’est fait pirater.

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