FANTASIA 2015: « ASSASSINATION CLASSROOM », un divertissement sans pareil et métaphore de l’éducation japonaise

assassination-classroom1

Titre: Assasination Classroom
Réalisation : Eiichiro Hasumi
Pays : Japon
Genre : Comédie absurde
Durée : 110 minutes
Année : 2015

Le titre en dit long. Une classe, une école, un lieu d’apprentissage connu de tous. L’assassin, le meurtre, le sang. Donc, des étudiants, un enseignant, de la violence.

L’école est un terrain commun et un endroit souvent critiqué, ou utilisé en trame de fond dans la mythologie littéraire japonaise. Peut-être est-ce pour animer la verve des lecteurs de mangas qui ont souvent l’âge requis pour être encore au secondaire. Mais somme toute, l’école au Japon, on s’en doute, est un lieu ou l’avenir de tout un chacun s’inscrit pour toujours.

Adapté d’un manga à grand succès, « Assassination Classroom » ravira les lecteur convaincus. Pour ceux qui n’ont pas lu, une bonne surprise vous attend!

Un extraterrestre tentaculaire à la peau et au sourire jaune accueille chaleureusement sa classe. Pendant la prise des présences, ceux-ci tirent, lancent, vocifèrent, en essayant de tuer l’enseignant. Pourquoi? Parce que celui-ci laisse un an aux étudiants pour le tuer. L’échec de la classe est l’équivalent de l’échec du pays. Littéralement, si la classe ne se transforme pas en une cohorte d’assassins professionnels, la planète entière sera anéantie, au mois de Mars 2016!

Forte pression sociale? Bien sûr, la métaphore de la dureté du système scolaire japonais ne s’arrête pas là. La classe choisit est la 3-E, « E » pour « end », pour la classe la plus nulle du meilleur collège du Japon. Cette classe a la pression de sauver le monde mais doit aussi rester la classe la plus nulle pour aider les plus forts à conserver leur puissance, pour conserver les inégalités sociales. Alors on espère que les plus moches sauvent le monde sans ombrager les succès des plus riches.

Tout au long de cet apprentissage peu orthodoxe, les diverses techniques utilisées pour anéantir l’enseignant font rire. Plusieurs blagues sont d’une originalité qui correspond bien à l’absurdité de la situation globale. Les clichés les plus typiques de l’univers du manga s’y retrouvent. Une jolie et sexy (sexualisée à mort) enseignante, un robot sympathique et bien sûr, un jeune homme tout mignon et réservé qui promet d’être celui qui trouvera la solution tant espérée.

N’ayant pas lu le manga, j’ai sentie un léger manque de cohésion entre les scènes. L’ensemble est un divertissement sans pareil et se termine avec la promesse d’une suite … Le deuxième film offrira sûrement les réponses aux multiples questions soulevées par le premier. 7.8/10

SiBi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *