FANTASIA 2015: « THE HALLOW » ou l’intensité au paroxysme.

hallow

Titre: The Hallow (Épouvante – Royaume-Uni, 2015)
Réalisateur : Corin Hardy
Scénario : Corin Hardy, Felipe Marino
Interprètes : Joseph Mawle (Heartless-2009, Game of Thrones-2011, Abraham Lincoln Vampire Hunter-2012), Bojana Novakovic (Devil-2010, Drag me to Hell-2009, Edge of Darkness-2010), Michael McElhatton (Perrier’s Bounty-2009, Albert Nobbs-2011, Game of Thrones-2011)

Premier film pour Corin Hardy qui s’est d’abord fait la main en réalisant des vidéos clips et des court métrages. Il est présentement en pré-production sur le ‘reboot’ de « The Crow ».

Adam Hitchens, sa femme Clare et Finn, leur nouveau-né s’installent dans une forêt on ne peut plus éloignée en Irlande. Il est phytologue et travaille pour une compagnie privée qui rasera sous ce sauvage coin de pays. Adam est insouciant et fait fi des avertissements de Colm Donnelly, son plus proche voisin qui essaie de lui faire comprendre qu’il met en danger la vie du petit en se promenant dans les bois.

Après avoir trouvé un chevreuil mort couvert d’une étrange moisissure et évidemment ramené un échantillon pour l’étudier et découvrir que cette matière se colle à un hôte pour ensuite le contrôler, les raisons de la mise en garde de Colm commencent à se manifester.

La forêt appartient à des Banshees, qui volent les bébés pour les remplacer par des chanjons. Colm a perdu sa fille à ces dernières qui fuient comme la peste toute forme de lumière et le fer.

Hardy et son co-scénarite Felipe Marino sont des amants du genre et nous manipulent avec des scènes ou l’intensité atteint son paroxysme. Le moment ou Adam est enfermé dans le coffre de sa voiture, que bébé Finn pleure tout seul sur la banquette arrière et que les créatures attaquent furieusement est le meilleur exemple. Comme spectateur, on se sent impuissant comme Finn. Épuisant.

Les chemins différents que prendront Adam et Clare nuisent légèrement au développement du personnage de celle-ci. On s’en tient au classique de la mère qui est prête à tout pour défendre sa progéniture avec deux interactions héroïques. Tandis qu’Adam va se prendre les pieds dans un plus alambiqué destin.

Ici, on préconise les effets spéciaux ‘old school’. Animatronics, prothèses et juste le nécéssaire d’images de synthèses rendent hommage aux pionniers comme Harryhausen. Il y a aussi des clins d’oeils à Del Toro, Cronenberg, Raimi, Blomkamp et même Sam Peckinpah (dur de ne pas penser à Straw Dogs au début du film).

Épaulé par une solide équipe, direction photo et le montage entres autres. Ce premier long-métrage est une lettre d’amour au cinéma de monstres et laisse présager un futur brillant pour Corin Hardy.

Très hâte de voir son The Crow.

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