FANTASIA 2015: « WILD CITY » ou un vent de fraîcheur!

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Titre : Wild City (Drame/Action – Hong Kong, 2015)
Réalisateur : Ringo Lam (City on Fire – 1987, Full Contact – 1992, Full Alert – 1997, Triangle – 2007)
Interprètes : Louis Koo (The Legend Of Zu – 2001, Throw Down – 2004, Election – 2005, Drug War – 2012, SPL 2 – 2015), Shawn Yue (Infernal Affairs 2 – 2002, Wo Hu – 2006, Love in a Puff – 2010, Legend of The Fist : The Return of Chen Zhen), Tong Liya (Sunflower Seed – 2007, Beijing Love Story – 2014), Yuen Qui (The Man with the Golden Gun – 1974, Dreadnaught – 1981, Kung Fu Hustle – 2004)

T-Man (un Louis Koo stoïque), propriétaire de bar et ex-policier et son chauffeur de taxi de frère Chung (Shawn Yue qui la joue très Francis Ng) se buttent à un dangereux gang Taïwanais qui est engagé pour tuer la petite amie (Tong Liya) d’un avocat (Michael Tse) qui s’est sauvée avec quelques millions lui appartenant.

« Wild City » marque un retour en force après douze ans (« Triangle » étant réalisé à trois) pour Ringo Lam, pionnier du cinéma d’action de Hong Kong ayant fortement influencé Quentin Tarantino entres autres. Il est ici entouré de Louis Koo, vétéran chez Johnnie To, Shawn Yue, un des meilleurs jeunes comédiens de sa génération et Yuen Qui, qui incarnait la délirante propriétaire dans « Kung Fu Hustle ».

Les amateurs de cinéma d’action de Hong Kong ne seront pas dépaysés et les néophytes en auront pour leur argent et même plus. Un duo de héros on ne peut plus cool, des vilains (intenses Jack Kao et Joseph Chang) vicieux à souhaits, des bagarres brutales et d’infernales poursuites automobiles (un must depuis « The Raid 2 ») dans les grouillantes rues de Hong Kong tissent ce sombre jeu du chat et de la souris.

Incontournable visage de la filmographie Hong Kongaise depuis presque trente ans, Simon Yam y joue le rôle du désagréable commissaire de police et Philip Ng (Once Upon a Time in Shanghai) dont j’aurais aimé voir le talent d’artiste martiale au moins dans une scène (peut-être a-t-elle été coupée au montage), un de ses subordonnés.

Une somptueuse direction photo et un solide montage font en sorte que l’on passe pas une seconde à s’ennuyer malgré l’histoire qui est moins développé que dans d’autres Lam comme ‘Full Alert’ et ‘Victim’, tous les deux avec l’excellent Lau Ching Wan. Toutefois, je trouve vraiment dommage que les personnages féminin n’aient à peu près pas de place de choix.

En espérant ne pas attendre un autre douze ans avant le prochain film de Ringo Lam.

– Grig –