FANTASIA 2015: « FATAL FRAME » ou comment berné un public mal renseigné…

Fatal

Titre : Fatal Frame
Réalisation : Mari Asato
Scénario : Mari Asato, Eiji Otsuka
Interprètes : Ayami Nakajo, Aoi Morikawa, Fujiko Kojima, Karen Miyama, Kasumi Yamaya
Durée : 105 minutes

L’histoire se déroule dans un couvant en campagne japonaise alors que Aya (Ayami Nakajo) fait des rêves sombres d’une jeune fille qui lui ressemble et qui lui demande de la délivrer de la malédiction qui s’abat sur elle. Aya, pensant être folle, s’enferme dans sa chambre durant plusieurs semaines. Pendant ce temps, une des jeunes filles du couvant s’ennuyant d’Aya, observe sa photo et aux 12 coups de minuit l’embrasse. Le jour suivant, la jeune fille disparait. C’est ainsi que se produit une série de disparitions et que plusieurs filles du couvant adoptent des comportements étranges et ont des visions d’Aya. Voyant qu’une malédiction semble s’être abattu sur les filles du couvant, Michi (Aoi Morikawa) tente d’élucider ce qui ce passe.

« Fatal Frame » est basé sur le roman du même nom de l’auteur Eiji Otsuka. C’est également sur ce livre que se sont basés les créateurs des célèbres jeux vidéo « Fatal Frame ».

« Fatal Frame » n’est malheureusement pas le film qui vous fera sursauter, c’est avant tout une histoire obscure où règne un mystère mythique.

Mari Asato met en premier plan l’homosexualité, un sujet relativement tabou au japon, mais elle l’aborde habilement et tout ça avec une teinte d’humour.

Pour moi, la finale est le meilleur moment de « Fatal Frame », c’est là que l’on comprend la raison pour laquelle les évènements se sont produits et d’où tout cela a commencé. Cependant, j’ai trouvé le reste du film très long. Sans renouveau, il y a beaucoup trop de temps accordé à la mise en place de la malédiction. C’est un peu répétitif et ça aurait pu être fait plus rapidement.

Même si tout le long du film nous avons envie de savoir ce qui est à l’origine de la malédiction, « Fatal Frame » est s’étire largement sur la longueur et l’action démarre très lentement. Si ce n’avait pas été de la finale qui m’a bien plu, je n’aurais pas eu grand plaisir à le regarder.

Bref, si vous vous attendiez à l’adaptation d’horreur de la populaire série de jeu vidéo, gare à vous, on n’y fait pratiquement aucune référence, et c’est pour cause, puisque qu’on rend à l’écran l’origine littéraire de ces jeux…

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